Informations France: Pourquoi Émile Zola a-t-il été refusé 25 fois à l’Académie française ? #France

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« Je préfère faire partie de ceux dont on se demande pourquoi ils ne sont pas à l’Académie plutôt que de ceux dont on se demande pourquoi ils y sont », aimait dire Tristan Bernard, un autre grand absent du Quai Conti. La liste de ceux dont on se demande pourquoi ils n’ont jamais été reçus à l’Académie est longue comme un roman de Zola : Beaumarchais, Maupassant, Diderot, Barbey d’Aurevilly, Proust, Baudelaire, Stendhal, Dumas, Balzac… Et donc, Émile Zola. Refusé 25 fois entre 1890 et 1898, Zola, l’auteur des Rougon-Macquart, n’a jamais franchi les portes du Quai Conti.

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Tout commence en 1890. Émile Zola, déjà auréolé du succès de ses romans naturalistes, décide de poser sa candidature à l’Académie française. Mais dès sa première tentative, il commet un faux pas qui scelle son destin. Contrairement à l’usage, qui exige des formules de respect ampoulées et une humilité feinte, Zola, fidèle à son tempérament, choisit la franchise. Sa lettre de candidature, adressée au secrétaire perpétuel, est un modèle de provocation : « J’ai l’honneur de vous prévenir et je vous prie de faire savoir à l’Académie française que je pose ma candidature au fauteuil devenu vacant par la mort d’Émile Augier. »

La lettre de Zola qui scandalise

Le mot « prévenir » est une gifle à l’étiquette. Là où les autres candidats « soumettent » humblement leur candidature, Zola « prévient », comme s’il s’agissait d’un simple fait accompli. Et l’emploi du mot « mort » choque profondément les Immortels, qui préfèrent parler de « disparition » ou de « perte ». Ce n’est pas une lettre de demande, c’est une déclaration de guerre.

Cette lettre, qui aurait pu être un simple détail administratif, devient un symbole. Pour les Académiciens, cette lettre n’est pas seulement maladroite, elle est arrogante. Elle révèle un homme qui ne comprend pas – ou pire, qui refuse de comprendre – les règles tacites régissant cette vénérable assemblée. Certains, comme Pierre Loti, rivalisent de flatteries et de courbettes dans leurs lettres de candidature. D’autres, comme Anatole France, adoptent un ton mesuré, presque servile. Mais Zola, lui, refuse de jouer ce jeu.

Sa difficulté ne se limite pas à son ton. C’est son œuvre elle-même qui pose problème. L’Académie française, à la fin du XIXe siècle, est dominée par des conservateurs, des hommes du monde, des poètes parnassiens et des dramaturges mondains. Ces derniers méprisent le naturalisme, ce courant littéraire que Zola incarne avec éclat. Pour eux, les romans de Zola, avec leurs descriptions crues de la misère, de la sexualité et des bas-fonds, sont vulgaires, indignes de la « grande littérature ».

Zola, candidat à perpétuité

Ernest Renan, académicien influent, avoue publiquement qu’il n’a jamais lu Zola. Ce mépris est partagé par une grande partie des Immortels, qui refusent de voir le naturalisme entrer dans leur auguste assemblée. Zola, pourtant, n’est pas seul. Il bénéficie du soutien de la « gauche académique », un petit groupe d’écrivains progressistes, parmi lesquels Alexandre Dumas fils, Ludovic Halévy et François Coppée. Ces hommes, eux-mêmes écrivains, voient en Zola un confrère talentueux, un homme qui mérite sa place à l’Académie. Mais leur influence est limitée. À chaque élection, Zola est battu, souvent par des candidats plus consensuels, comme Pierre Loti ou Anatole France, des écrivains jugés moins subversifs.

Les candidatures de Zola ne passent pas inaperçues. Chaque échec est largement commenté dans la presse, qui se délecte de cette lutte entre l’écrivain et l’institution. Zola lui-même joue le jeu médiatique. Il déclare dans une lettre au Figaro : « Du moment qu’il y a une Académie française, je dois en être. »

À force, son obstination devient source de moquerie. Les caricaturistes s’en donnent à cœur joie, le dépeignant comme un homme obsédé par le « fauteuil ». Dans une parodie publiée en 1888, un personnage déclare : « Vous êtes malade et très gravement. Les uns disent que c’est du naturalisme, d’autres que c’est de la descriptivité. Ce sont tous des ignorants, c’est du fauteuil que vous êtes malade. »

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À la mort de chaque Immortel, Émile Zola prend sa plume et formule de manière concise et précise sa candidature. Entre 1890 et 1898, Émile Zola tente 25 fois et… essuie 25 refus. En 1898, Zola publie « J’accuse… ! », ce qui achève de le couper de l’Académie. Déjà mal vu pour son œuvre, il devient un paria aux yeux des conservateurs et des antidreyfusards, dont l’Académie est composée. Zola, de son côté, renonce à ses candidatures. Il comprend que l’Académie ne l’acceptera jamais.

Zola n’a jamais été élu à l’Académie française, mais il a obtenu une reconnaissance bien plus grande. En 1908, six ans après sa mort, ses cendres sont transférées au Panthéon, aux côtés de celles de Victor Hugo et de Voltaire. Jules Romains, académicien lui-même, dira plus tard : « Je ne suis pas consolé de l’injustice répétée de notre compagnie commise envers ce grand homme. »

Pourquoi Émile Zola a-t-il été refusé 25 fois à l’Académie française ?

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